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mercredi 10 août 2011

Abu Ya' qûb Sejestânî (IVème/Xème siècle)

"La pièce de bois sur laquelle Jésus fut crucifié, ce sont d'autres que les siens qui la fournirent, et ce sont ces autres qui l'y crucifièrent à découvert et exotériquement. Par là nous est donné à comprendre que l'herméneutique ésotérique que dévoilent l'Imâm résurrecteur et ses compagnons, procède à partir des religions positives instituées par des Envoyés qui furent antérieurs à l'Imâm de la Résurrection. Alors la Croix devient un signe théophanique (âyat) évident, éclatant, pour tous les rangs de la hiérarchie initiatique (hodûd). La vénérer est une obligation qui leur incombe, de la même façon qu'il leur incombe de vénerer la shahâdat."(207)" (Le livre des sources, 31ème source, § 146, traduit par H. Corbin dans Trilogie ismaélienne, p.126, éditions Verdier)

(207)Note de H. Corbin:
Vient donc en récapitulation du chapitre une conclusion telle que l'histoire des religions n'en rencontre pas souvent de semblable, sinon précisément lorsqu'elle s'intéresse aux traditions ésotériques. On a rappelé ci-dessus l'interdépendance de l'idée paraclétique et de l'horizon eschatologique, cela même que la théosophie ismaélienne découvre dans le symbole de la Croix, transfigurée en la Nuit du Destin. C'est cet horizon eschatologique que Nâsir-e Khosraw définit en donnant au verset qorânique 82:19 ce sens:"Le jour où aucune âme ne commandera à une autre âme, ce jour-là l'ordre appartiendra à Dieu."..."(souligné par moi)

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